Journal Traverse - 34

, par Stewen Corvez

Mardi 19 juin 2018

Mercredi

  • Quelques graines ont glissé sur le dessus d’une horloge.
  • Le temps est une foire à l’unisson.
  • Les êtres gargarisants ont supplié les virages d’hiver d’une démangeaison.
  • J’ai souris en voyant une madeleine sortir de son trou avec une lampe frontale autour de la poitrine.
  • Quiconque respire le désert aspire au divan.
  • Il y a une planète sacrée où la nuit paraît verte.
  • Où que l’on soit, la folie débarque en cœur, mais elle ne se sent pas mauvaise.
  • Le mercredi cache systématiquement une alarme dans le creux de ses os.

Jeudi

  • La lune comme décomposition nerveuse m’enchante.
  • La faim justifie-t-elle ses marges ?
  • Ce qui est bleu, c’est la matrice, et l’organisateur la confronte.
  • Les passages sont multiples. Le deuil s’effondre.
  • Placer la main là, dans la tornade, en espérant y voir pousser quelques trognons.
  • L’embrouille naît de ce qui n’existe pas encore. C’est pour ça qu’il ne faut pas crier.
  • Plus je conduits, plus je pense que la pluie offre du neuf.
  • L’échelle tonne, s’enfouir sans masquer les barreaux avec ses dents.

Vendredi

  • Les matinée sont étroites, les ceintures n’aident pas beaucoup.
  • Machinalement, l’eau recule d’un pont, pour peu qu’on l’oublie.
  • Les cloches redondent, quelqu’un les a effacées.
  • La blancheur des massacres suffisent au contentement des...
  • On s’endort parfois avec de la boue entre les oreilles, mais on ne devrait pas, les cheveux renâclent.
  • L’ours m’a réveillé en plein milieu de la nuit. Il était temps que je me couche.
  • L’appeau vend l’ours qui ne trouve pas de cachette.
  • On en vendrait encore su l’Enfer n’avait pas de cousinage.

Samedi

  • Il y a des jours comme ça où les pavages sont immobiles.
  • Les yeux au vent, l’ours écoute ses cheveux bondir.
  • On ne croise personne dans les couloirs de la mort le dimanche matin.
  • Heureusement, nous sommes samedi.
  • Pour être parfaite, la ville devrait être noire.
  • Les plages sont désertes parce qu’on n’y trouve plus que des abeilles mortes.
  • Le vide en soi s’appelle revient.
  • On voyage dans le temps parce qu’on n’apprend pas à fermer ses valises correctement.

Dimanche

  • Où l’on apprend qu’il y a plusieurs voix pour être "je".
  • J’ai accompli un autre ours aujourd’hui. Je suis fier et repu.
  • Demain, on en découdra d’autres.
  • J’ai franchi la ligne et je peux tranquillement avoir peur, maintenant.
  • Deux crabes s’accrochent aux ruches, il faudra leur expliquer l’abstinence.
  • Être vendu ne signifie pas nécessairement qu’on ne croit plus en rien.
  • Les magasins étaient fermés, j’ai quand même allumé le chauffage.
  • Ce qui est poilu, je le renifle à moins de quatre centimètres.

Lundi

  • Écrire pour sauter de tête en tête sans quitter son point de départ.
  • Aucune matière à reculer ; le ours, les orques, les ogres sont une armée.
  • Il s’épuise à gouverner le sud, l’homme écureuil. On devrait le nommer avec un duvet.
  • Mais il est question de défendre quoi lorsqu’on serre les dents en mangeant ?
  • En moins de quatre jours, les défenses sont tombées. L’ours a battu l’olifant.
  • Les autres créateurs ont perdu leur souffle. Les laissera-t-on le reprendre ?
  • Mon choix est fait, les guerres blanchissent.
  • Les yeux de mon interlocuteur sont noirs, je ferais mieux de les regarder.

Mardi

  • Des merveilles que l’on renâcle de la main gauche.
  • Souvenir d’hiver coincé entre l’ours et la ruche.
  • Au royaume des cartes postales, l’idiot brûle.
  • Après la sieste, le chant blanc se débat entre les moustaches du chat.
  • Il faudra de nouveau attirer les portes et les ouvrir profondément.
  • Le rouleau de ruban adhésif se permet la politesse du pauvre.
  • Le moment du départ et la cruauté des nerfs se mélangent.
  • Lorsque les inondations atteignent le sol, l’ours retire son chapeau.