Fils de voix et de singe - 04 - Arche Ville

, par Stewen Corvez

Samedi 6 janvier 2018

L’impossible blouse en "D"

https://youtu.be/0hRYFI64i8Q

Sens le thème creux, le corps creux et ses environs roses, les fumées à cheval sur ta bile. Tes croyances obèses piétinent. Apprivoise la senescence violette qui pend au-dessus de tes vieilles chaussures. Le monde rage et viole ta laine. N’écoute pas tes délicieuses servilités enfin, noires , les quelques mines effrayées qui pincent l’extrémité de tes doigts. Les cornes délicieuses seront dieu dans quelques escaliers.

L’estomac, encore, le ventre, encore. Car c’est là que tout se passe, c’est là que tes folies jouent au jeu des chaises volantes et qu’elles explosent comme un rire dans une ménagerie de vieux singes.

Quelque chose a fondu, je l’ai vu. La tâche délirante est enfuie, tu l’as avalée. Et cette fois elle a durcit, bien plus que la dernière fois. Tu auras beau crier, cogner, le froid te danse maintenant. Ton corps n’agit plus que dans la stricte résonance des alarmes véreuses.

Les heureux sillons creusés à coups d’épaules dans les lacs de béton sont devenus des carrières de lames, des formes fontaines d’où pleuvent des pots et leur terre salée. Les plus rouges ont le manche courbé en forme d’oignon, pour saisir les mots lorsque les os résistent et faire de leur peau des tambours en terre salée.

Le temps de la vis serrée sans fin ou jusque fin car les flottements sont impossibles dans ton pantalon de ferraille. La limaille pleure jusqu’aux racines de ton œuf. Il te faut des gants solides pour soulever les immondes briques sur le seuil. Ce sont les friandises du diable, ses encornements de fonte.

Lui, ton second, ton ombre gonflée de houille, te guidera vers la seule question qui vaille celle que ton cocon même, défait à chaque respiration, à chaque voilure de nerf.

Les moutons-poupées que tu secoues sous l’arbre impossible auront-ils la patience de compter combien de morts je suis ?