Fruits, mâts, mousses

, par Humphrey Schrödinger

Samedi 29 juillet 2017

Carré prison

En perçant les murs de nos hivers
Les sillons jaunes s’entassent
Sous les fruits secs.

La terre chaude s’écoule dans les chemins creux
Où les moteurs mous s’impatientent
Et nourrissent les plantes plates.

Sur nos corps défaits traînent les lampes
Épaisses, voire dégagent le ciel
De nos mains fines et farineuses.

Les mâts de ferraille nous plombent,
Nocturnes de nos centimètres volants
Sur masque de chêne.

Et nous dans les mousses enfin
Agrippés aux routes vieillissantes
Nous mourrons de nos aises.

https://youtu.be/BPpJrpqhnsg