Doutes en conserve

, par Stewen Corvez

Samedi 24 juin 2017

Être confronté à ça...

https://youtu.be/pbs6EbKeJek

...Et prendre conscience de se qui est en train de se dérouler dans la cervelle. Il y a ces projets musicaux, littéraires, quelques demandes ici ou là dont je parlerai si ça intéresse. C’est très positif. Ça ne va pas nourrir le bonhomme et régler la question du "comment je démissionne de l’éducation nationale ?", certes, mais quand même, ça engage la question de la prise de risque.

Parce qu’il est là le nœud, le nœud à l’estomac. La prise de risque, le bazar dans les peurs. C’est drôle, comique, poilant, de passer sa vie à essayer d’éviter toute confrontation avec les humains vus de l’intérieur. Soi le premier. Quand ça heurte, ça heurte. Mais c’est salutaire.

L’enjeu de la musique, je crois. Frapper violemment, mais pas seulement au ventre, là où tout le monde est atteignable en même temps. Autrement dit, quand on se coupe de soi, on se coupe des autres. La musique est ce lien. Mais c’est un lien animal, charnel, douloureux et violent. Jouissif.

L’écrit tape aussi dans ce qu’il peut avoir de musical et de dionysiaque, parfois, quand on ose mettre les mains dans l’huile bouillante pour y reprendre ses tripes qu’on a jeté là en croyant que le chien serait content. C’est qu’il ne faudrait pas mourir avant d’avoir appris à souffler son propre vent.

Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de vivant sous le lit tant qu’on n’en a pas avalé la poussière...

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