33 - Ménopause, léniniste, purée

, par Humphrey Schrödinger

Dimanche 14 juillet 2013

Biographie acritique d’un peintre des pays-bas

Alors qu’un avion glisse aqueusement à mes pieds, j’ouvre les dix pour accueillir quelques gouttes de nœuds dans un champ de poires nerveuses.
Les dix paraissent aussi haut qu’un trombone à coulisse dont le pavillon oculaire jette une brume rigolote, gage d’un lavement efficace.

Après cette introduction encore une fois d’une incroyable efficacité, penchons-nous quelques instants sur l’œuvre de Mathias Grünewald. Que le lecteur en soit ici averti, l’analyse qui va suivre n’est qu’un effroyable plagiat, puissant hommage à Alain Minc et Gilles Bernheim (pour les têtes d’affiche les plus récentes). Le lecteur conscientieux pourra se référer à l’"Histoire de la peinture" aux éditions Hatier.

Or donc, Mathias Grünewald naquit dans un petit village de Sardaigne quelque part entre Dunkerque et Honfleur. D’après Yvette, la sœur de l’ex-voisine de sa tante par alliance, il serait le fils naturel de Talleyrand. Ce dont je doute, puisque en 1880, année présumée de sa naissance, l’ex-ministre était déjà ménopausé depuis belle lurette. En 1916, il devint chef de fil d’une école artistique qui fera date : les Léninistes marins. En effet, il aimait beaucoup dessiner des jolis bateaux avec des grandes voiles en utilisant une faucille et un marteau de charcutier.

Suite à l’exposition de 1931 où il présenta "La liberté guidant le pape", il se fit dévorer les deux jambes par un requin atteint de troubles bipolaires. Désormais bénéficiaire d’une rente, il put se consacrer entièrement à son art. Thiers lui commanda immédiatement la décoration d’une bouteille de bourbon (son penchant pour la boisson était proverbial). La même année, il mourut de la tuberculose puis entreprit un voyage au Maroc pour rencontrer Frédéric Chopin et George Sand engagés dans une tournée nord-africaine pour vendre des rafales au nom de Dassault Aviation. Ce fut un échec cuisant, mais ses économies lui permirent d’acheter un ticket de bus à ses amis. Cependant, ce fut insuffisant et ils moururent tous deux noyés dans le véhicule quelques minutes à peine après sa mise à l’eau.

Son inspiration, surtout militaire, le conduisit à faire palpiter la couleur en employant de robustes formes sculpturales comme modèles tels casimir et sa célèbre bedaine ou encore Fred PierraFeu, invité pour l’occasion par le roi du Maroc. Comme on l’aura deviné, Mathias Grünewald maîtrisait la lumière pour graver dans la toile des corps athlétiques dans une matière colorée peu épaisse, comme la purée de moules ou la graisse de mulot.

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Tout ça pour dire qu’il pleut de l’huile dans les cendres du plat pays.